
Cette semaine, nous avons pu faire plus de visites. Lundi matin, comme d’habitude, nous sommes allés tailler les arbres. L’après-midi, nous avons décidé d’aller explorer l’Auckland Botanic Gardens. En effet, après avoir eu un premier contact avec la culture de la Nouvelle-Zélande, nous avons voulu découvrir l’une des choses dont les néo-zélandais sont le plus fiers : la flore. Il a été très sympa et relaxant de se balader dans ce havre de paix situé en plein cœur de l’agglomération d’Auckland. Les jardins regroupent l’ensemble des plantes et arbres que nous pourrons rencontrer pendant cette année. Les nombreuses îles formant le pays abritent une multitude de plantes uniques au monde, isolées lors de la séparation du Gondwana, il y a quelques millions d’années. Nous avons pu retrouver dans les jardins des espèces que nous avions déjà vu dans les bois où nous travaillons tous les jours et dans le bush qu’est en train de se créer Jo, notre hôte. Malheureusement, nombre d’entre elles disparaissent tous les ans, même ici où elles sont pourtant protégées. Ainsi, en 25 ans, 25% des espèces ont disparu ou sont en passe de l’être. Mardi, nous avons taillé les arbres le matin, comme toujours. L’après-midi, nous avons décidé de ne rien faire. Nous avons fait un bon repas, une sieste, puis nous nous sommes prélassés. Christophe a passé une partie de l’après-midi à jouer à l’Entraîneur (son jeu de foot sur ordi) pendant qu’Adeline travaillait son anglais en lisant des Tintin. Mercredi matin, nous vous laissons deviner ce que nous avons fait. L’après-midi, nous sommes allés à One Tree Hill où un monument a été érigé en l’honneur du premier maori à avoir occupé les lieux. Le site occupe un cône volcanique et c’était naguère le lieu du plus grand établissement maori de la région d’Auckland. Il doit son nom à un arbre isolé qui fut planté à son sommet en 1640. Du haut de cette colline, que nous avons gravit avec une facilité déconcertante, s’offre une vue magnifique de toute la ville et des baies baignées par l’océan Pacifique. Ensuite, nous sommes allés à Highwic, l’une des plus ancienne maison d’Auckland, nichée au cœur d’un vaste jardin. Cette demeure a été bâtie en plusieurs étapes par un riche éleveur pour y loger ses 21 enfants qu’il a eu de deux mariages. Pendant une heure, nous avons déambulé dans cette immense demeure en nous croyant dans une enquête d’Hercule Poirot ou dans le jeu Cluedo. La visite nous a été commentée en anglais par le guide et nous avons quasiment tout compris. Il faut dire qu’il avait une prononciation très appliquée et qu’il ne faisait pas des phrases trop complexes. Enfin, nous avons terminé l’après-midi par une balade autour d’un des lieux les plus importants pour les aucklanders : l’Eden Park (le stade de rugby pour ceux qui ne le savent pas). Nous n’avons pas pu rentrer dans le stade, mais en regardant à travers les grilles et en nous plaçant en haut de la colline (le stade est situé dans un creux), nous avons pu en voir un peu l’intérieur. De plus, nous avons eu la chance d’être là au moment de l’entraînement de l’équipe nationale australienne de cricket, deuxième sport national en Nouvelle-Zélande et Australie, après le rugby bien sûr. Cette séance se déroulait sur un terrain annexe au stade et nous avons pu le regarder en toute liberté malgré le statut de ces joueurs qui sont, pour les néo-zélandais, au même niveau que Thierry Henry, Lilian Thuram ou Gregory Wimbée pour nous. Nous n’avons pas tout compris aux règles du jeu, mais c’était quand même assez sympa. Jeudi, nous n’avons pas travaillé de la journée. Nous sommes, tout d’abord, allés au Kelly Tarlton’s Underwater World and Antarctic Encounter. Nous y avons, dans un premier temps, visité une reconstitution du refuge de l’expédition menée en 1911 au Cap Evans (pôle Sud) par Robert Scott et son équipe. Nous avons également déambulé sur un tapis roulant dans un tunnel situé au milieu d’un immense aquarium abritant de nombreux poissons dont des requins, des raies et d’autres espèces que nous n’avons pas su identifier car nous ne sommes pas des experts. Mais le clou du spectacle a été la promenade dans une sorte de véhicule des neiges au milieu d’une colonie de manchots. Nous avons pu les voir de très près dans leur milieu naturel reconstitué, mais également lors de leur ballet aquatique. Comme le manchot est l’animal favori de Christophe, il a adoré cette attraction que nous avons faite en compagnie d’un enfant-tronc, ce qui était assez étrange. Ensuite, nous sommes allés manger dans le Savage Memorial Park, où se dresse un monument en l’honneur de Michael Joseph Savage, premier ministre du pays pendant la Seconde Guerre Mondiale. Enfin, nous avons longé la côte et nous nous sommes arrêtés sur une plage où nous avons pris notre premier bain « pacifique » avant de nous faire griller au soleil (et l’enfant-tronc était encore là). En rentrant, nous nous sommes arrêtés de nombreuses fois pour prendre des photos et admirer les magnifiques panoramas qui s’offraient à nous.
Vendredi, comme nous n’avions pas travaillé la veille, nous avons taillé des arbres toute la journée en compagnie de Jo (quand on dit toute la journée, c’est 10h-13h, 14h45-17h). Nous avons beaucoup discuté avec elle et je pense que nous faisons des phrases un petit peu plus compréhensible qu’au début. En ce qui concerne la compréhension oral, nous avons déjà fait d’énormes progrès, mais c’est quand même encore dur. Samedi, boulot le matin et préparation du grand départ l’après midi (course, aménagement du van, préparation de l’itinéraire, localisation des campings…). Demain (dimanche 4 février), nous quittons Auckland pour aller vers l’île du Sud. Nous allons descendre tranquillement, en faisant plusieurs étapes car, tout d’abord,ici la vitesse maxi est 100 km/h, même sur la Motorway et, en plus, nous pouvons prendre notre temps car nous avons réservé nos billets pour le Ferry à la date du 6 février. Nous ferons une première halte à Taupo, à presque 300 km d’Auckland pour y passer la nuit. Ensuite, le 5 février (bon anniversaire Papa (Christophe) et Tata Bernadette d’Adeline), nous irons à Wellington où nous passerons aussi une nuit avant de prendre le Ferry vers l’île du Sud. Ensuite, nous passerons une nuit vers Picton, puis nous descendrons vers notre première ville étape : Ashburton. Après presque 3 semaines ici, on peut déjà faire un premier petit bilan. Au rayon des satisfactions, Adeline sait maintenant presque lire une carte à la perfection. Elle ne se trompe presque plus, ce qui n’est pas forcément facile dans une ville comme Auckland qui n’est qu’une succession de lotissements séparés les uns des autres par des centres commerciaux. Nous avons également pu régler tout ce qui concernait l’organisation de notre aventure (compte en banque, achat du van…). Enfin, grâce à cette première expérience du Wwoof, nous avons déjà un peu amélioré notre anglais (ce qui n’était pas dur, il faut l’avouer). Quand des autochtones discutent entre eux, on ne comprend toujours pas, mais on arrive à saisir quelques mots et bouts de phrases, ce qui est un bon début. Christophe arrive même à utiliser les bons temps quand il parle (et oui, Pat, tout peut arriver), ce qu’Adeline savait déjà faire. Nous savons également que deux semaines de Wwoof consécutives, ce sera le maximum que nous ferons, si nous faisons la même chose pendant les 15 jours. En effet, tailler des arbres, ça va bien quelques jours, mais au bout d’un moment, ça saoule la bûcheronne, d’abord, puis le bûcheron, ensuite. Si on avait mixé avec d’autres activités, ça aurait été mieux. Adeline et Christophe PS : Je (Christophe) souhaite vous parler un peu de mode, ce qui va en surprendre plus d’un je suppose, mais attendez vous allez comprendre. Vous connaissez tous la mini-jupe et le mini-short et bien ici, la mode est à la mini mini-jupe et au mini mini-short. Il faut avouer que parfois ça fait un peu peur, mais dans d’autre cas, ça peut se révéler très intéressant. Mais, je tiens à rassurer nos petites françaises, à mon avis (et ça n’engage que moi), elles n’ont rien à envier aux aucklandaises (bon à certaines, peut-être que si, quand même).
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